Doubles faces

Suite au concours, un recueil de nouvelles a été publié. Cette nouvelle en est extraite.

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Doubles faces

Emma CAHAGNIER et Solale YVETOT – 3e A

Enseignante : Mme Léandri

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Il était 12 heures 10… Il était l’heure de partir. Il s’empressa de mettre sa cagoule, d’enfiler ses chaussures et partit. Ses collègues l’attendaient dans un fourgon. Il regarda une dernière fois sa montre et se mit à courir. Malheureusement, il en perdit sa cagoule mais il n’avait pas le temps de la ramasser, il fallait se dépêcher. Arrivé dans le fourgon, la tension et le stress étaient à leur maximum ; tout le monde sortit son arme et ils prirent la route. Arrivés à destination, il sortit du véhicule, son arme à la main. Il entra dans le bâtiment et prononça : « Tout le monde à terre ! »

Les gens criaient, les femmes étaient paniquées et tenaient fort leurs sacs hors de prix entre leurs mains. Les hommes eux, étaient tout aussi paniqués.

Les agents de la banque, quant à eux, étaient plutôt sereins, ils étaient habitués à ce genre de situations. Les otages se mirent à terre sauf une personne qui n’avait rien remarqué ; il avait son casque sur les oreilles. Les braqueurs commencèrent à pointer leurs armes sur lui, il ne réagissait pas. C’est alors que John tira sur lui accidentellement. Paniqués, les braqueurs prirent la fuite et retournèrent dans le camion. Arrivés dans le camion, l’un d’eux prit la parole :

«- Putain John, on t’avait dit de te contrôler, tu te souviens pas comment ça a fini la dernière fois que tu as fait ça ?

John répliqua :

– Si ! Je m’en souviens très bien, mais là, c’est pas ma faute, le coup est parti tout seul. »

Pendant ce temps, Georges le directeur adjoint de la banque, appuya sur le bouton rouge qui était relié au commissariat ; quelques minutes plus tard, la police était là. Le commissaire commença à poser des questions à tous les otages :

« – Comment étaient-ils ?… »

George prit la parole pour dire au commissaire qu’il y avait des caméras de surveillance. En regardant les vidéos, un policier remarqua que le braqueur ressemblait étrangement au directeur adjoint, qui d’ailleurs n’était pas présent sur les vidéos. Le commissaire se tourna vers George et lui dit :

«- Où étiez-vous vers 14 heures ?

George répliqua :

– J’étais dans la banque enfin, où vouliez vous que je sois ? »

Après 4 heures d’interrogatoire au commissariat, il ne voulait toujours pas avouer, il disait que tout le long du braquage, il était dans un des ascenseurs en panne. Le commissaire décida de le garder quelques heures de plus en garde à vue.

Pendant ce temps, John paniqué, repensait à toutes ses années de prison où il ne voulait pas du tout retourner. Pour se changer les idées, il décida d’allumer la télé quand il tomba sur BFM TV qui parlait d’un braquage dans la plus grande banque de la ville. Le directeur adjoint de la banque était accusé d’avoir fait un braquage dans sa propre banque !

En apprenant ça, John ne savait pas comment réagir et décida d’appeler un de ses complices.

« – Allô, c’est moi John, t’as vu les infos sur BFM ?

– Nan j’ai pas vu, y’a quoi ? »

John lui raconta tout ce qui se passait aux informations.

Pendant ce temps-là, au commissariat, George était alors transféré aux Baumettes car les preuves étaient beaucoup trop accablantes. Il resta un bon moment assis dans un coin de sa cellule à penser à comment il allait pouvoir s’en sortir… Après quelques heures de réflexion, il décida de s’évader de la prison.

John se demanda s’il allait laisser quelqu’un se faire accuser à sa place ou bien partir au commissariat se dénoncer. Il passa la nuit à penser à ce qu’il allait faire. Le lendemain, il avait pris sa décision, il allait se dénoncer.

George vérifia sa cellule, il trouva par terre un morceau de fer, il regarda à droite puis à gauche, la voie était libre, il prit le bout de fer, le tordit et l’enfonça dans la serrure. Après quelques minutes à tourner dans tous les sens, la porte s’ouvrit. George marcha sur la pointe des pieds jusqu’à la sortie, quand il atteignit la sortie, un policier lui barra la route.

Pris de panique, il l’assomma, mit ses vêtements et partit.

John se dirigea vers le commissariat. Il entra dans un bureau, s’assit et expliqua toute l’histoire du début à la fin. Après avoir entendu son récit, le commissaire appela la prison où se trouvait « normalement » George pour leur dire de le faire venir. On le rappela quelques minutes plus tard pour lui annoncer que George n’était plus dans sa cellule. Après une nuit de recherches, on le retrouva endormi par terre, au pied de sa banque.

C’est alors que George et John se retrouvèrent face à face. La ressemblance était plus que frappante, elle était presque surnaturelle !

On leur fit faire des tests ADN et le verdict tomba : ils étaient jumeaux !

John prit 5 ans de prison et George pu recommencer sa vie là où il l’avait laissée… mais tout n’était pas comme avant ; il avait un frère et il était bien décidé à le sauver.

John n’était pas bête ! Avant d’aller en prison, il avait donné à son frère, les noms et les numéros de ses complices. George prit contact avec eux, il leur expliqua l’histoire depuis le début.

Deux jours plus tard, John était libre !

Il reprit ses petites affaires sauf que cette fois, il avait un allié en plus, eh oui, George s’était « reconverti » : il n’était plus le gentil petit banquier du début ! Oh non ! Loin de là, son frère et lui étaient maintenant les deux braqueurs les plus recherchés d’Europe !

 

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